Conflit dans le transport routier : une prochaine réunion “à haut risque” le 3 février

Le dialogue a repris le 29 janvier entre les partenaires sociaux du transport routier, après 10 jours de conflit. Une prochaine réunion, cruciale, doit avoir lieu mardi 3 février sur le thème du pouvoir d’achat des salariés.

Ils étaient finalement tous là. Le 29 janvier, les partenaires sociaux du transport routier se sont retrouvés pour renouer le dialogue, après l’échec des négociations annuelles obligatoires.

Revue de chantiers

Lors de cette réunion, priorité était donnée à l’apaisement des tensions. Patronat et syndicats n’ont donc pas abordé d’emblée les sujets qui fâchent. Au cours de la matinée, ils ont d’abord passé en revue l’ensemble des chantiers professionnels qui, en dehors des salaires proprement dit, méritent selon les parties prenantes d’être ouverts à la négociation.

Dans l’après-midi, les discussions se sont resserrées autour de ce qui constitue le nœud du conflit : les rémunérations. Là encore, il s’agissait de mettre sur la table les portes de sortie possibles, et non d’entrer dans le vif des négociations. Au final, les parties prenantes ont convenu de se retrouver le mardi 3 février pour une réunion consacrée plus largement à la question du pouvoir d’achat des salariés. Un thème qui comprend les salaires, mais va au-delà.

Une voie très étroite pour trouver un compromis

“La longue réunion du 29 janvier s’est tenue dans un climat apaisé, sans effet de manches d’un côté ou de l’autre, et nous avons trouvé un terrain de discussions commun”, se félicite Nicolas Paulissen. “Nous allons maintenant préparer le terrain pour arriver avec des pistes de solutions à la réunion du 3 février, qui reste un rendez-vous à haut risque”, indique le délégué général de la FNTR.

Ce diagnostic, au moins, est partagé par les organisations syndicales. “La partie patronale va consulter ses troupes lundi pour arriver avec des propositions mardi. Mais ce sera la réunion de la dernière chance. Si l’idée, c’est de gagner du temps en espérant faire retomber la pression sur le terrain, ça risque de coûter très cher plus tard”, affirme Thierry Cordier, secrétaire général de la CFDT Route.

Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT Transports, est sur la même longueur d’onde. “Nous sommes d’accord avec la partie patronale sur la nécessité d’ouvrir des chantiers comme la rénovation de la convention collective, les classifications, la protection sociale ou le dumping social. Mais la question du pouvoir d’achat et des rémunérations est incontournable. Je m’attends donc à une réunion compliquée le 3 février, mais il est clair que pour nous, c’est la dernière. Soit on trouve un compromis, soit le conflit repart”.

Le fil du dialogue, même renoué, reste un fil haute tension.

Lors de leur prochaine réunion, les partenaires sociaux vont tenter de trouver un compromis sur le pouvoir d’achat des salariés du transport routier. © Fotolia

wk-transport-logistique.fr
SOCIAL 30/01/2015