Le gouvernement a confirmé mercredi matin, dans le cadre du projet de budget 2015 présenté en Conseil des ministres, qu’il procéderait à une augmentation de 2 centimes par litre de la taxe sur le diesel, dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2015. Les transporteurs ne sont pas concernés.

Le gouvernement a confirmé mercredi qu’il procéderait à une augmentation de 2 centimes par litre de la taxe sur le diesel, dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2015. “Le financement des dépenses de mobilité des contrats de plan Etat/régions sera assuré par l’AFITF [l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, ndlr], qui bénéficiera du péage de transit et du produit d’une augmentation de 2 centimes par litre de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) sur le diesel”, selon le dossier de presse du projet de budget.

Il relativise cette hausse

Le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert a précisé lors d’une conférence de presse que cette augmentation devait avoir un rendement de quelque 800 millions d’euros, et qu’elle ne s’appliquerait pas aux transporteurs. Le ministre des Finances Michel Sapin a lui tenu à relativiser cette hausse, signalant qu’elle intervenait après un recul des prix à la pompe. Il a fait valoir que cette nouvelle recette n’était “pas faite pour aider l’Etat à terminer ses fins de mois”, mais “intégralement (destinée) à des travaux” dans les infrastructures de transport. Elle doit notamment compenser le manque à gagner lié à l’abandon de l’écotaxe, qui doit être remplacée par un péage de transit poids lourds au rendement moins élevé.

Deux plus deux font quatre

Cette augmentation va s’ajouter à une hausse de la taxe carbone déjà votée par les parlementaires, qui frappera le diesel et les autres carburants. Applicable dès le 1er janvier 2015, elle se chiffre elle aussi à 2 centimes. Soit au total une hausse de 4 centimes de plus par litre l’an prochain pour les véhicules diesel. Selon Le Parisien, au vu des prix pratiqués actuellement à la pompe, le surcoût atteindrait 2,40 euros pour un plein de 60 litres . “Cela représente une vingtaine d’euros de dépenses de plus par an. Ce surcoût peut être facilement amorti, en changeant un peu ses habitudes, en roulant moins vite ou en prenant un peu les transports en commun”, ose François-Michel Lambert, député EELV des Bouches-du-Rhône.

Pas satisfaisant

“Ce n’est pas satisfaisant, on fait payer les ménages tandis que les transporteurs routiers en sont exonérés“, grince Gilles Savary, député PS et administrateur de l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFITF). “Mais nous avons besoin de 2 milliards d’euros pour financer le développement et la rénovation des transports du quotidien comme les trains et les tramways.”

(Source : lefigaro.fr, Le Parisien)